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Autour d’un café j’ai pu rencontrer Ferhat, jeune entrepreneur présent à Station F. Il est venu me parler de Mama Yummy une startup qui offre un service de qualité pour déguster le midi, des saveurs du monde.

1.Quel est le concept de votre Startup ?

Le concept de Mama Yummy est de distribuer des plats traditionnels fait maison, pour la pause déjeuner. Ce sont des plats mijotés : africains, maghrébins, de différentes régions du monde. On veut offrir un service pour bien manger à l’heure du midi, sur le pouce, mais correctement.

 

2. Comment avez-vous eu l’idée de Mama Yummy ?

L’idée m’est venue d’une frustration de ne pas pouvoir manger comme je le voulais, de ne pas avoir un produit en termes de qualité/prix qui soit abordable et juste.

J’étais cantonné à soit manger une baguette à la boulangerie, payer un kebab 7 euros 50, ou alors prendre une salade à 8 euros au Monoprix. J’étais frustré, et cette frustration, je l’ai eu quand je bossais pour la startup d’un ami aux Champs-Elysées.

Et je me suis dit, ce n’est pas croyable, il n’y a pas une mama qui cuisine et qui fait des plats sains qui soient généreux. Il s’avère que je n’étais pas le seul à penser ça.

Plat proposé : Mafé mama

3.Comment cela fonctionne ?

Il s’agit d’une plateforme avec : un plat, un jour, une mama.

Il suffit d’aller sur le site https://www.mamayummy.fr/ . On peut y commander des plats avant 11 heures et ils arrivent chauds pour le midi. Ici, il n’y a pas de gâchis puisque les quantités sont préparées en fonction de la demande.

 

4.Quelle est la signification du nom de votre entreprise ?

Pour la petite histoire, la startup devait s’appeler « Mama Miam » parce qu’il s’agit de plats de mama bons et gourmets. Il s’avère que le nom était déjà pris auprès de L’INPI (nldr : Institut national de la propriété industrielle), j’ai mis du temps à m’en remettre, au moins 3 mois (rire). J’ai trouvé un autre nom « Yummy » qui veut dire en anglais délicieux. Je me suis dit pourquoi pas, ça sonnait plutôt bien.

5.Avez-vous eu des difficultés pour fonder votre startup ?  Et comment avez-vous surmonté ces dernières ?

Des difficultés ont en a eu tous les jours jusqu’à maintenant, je pense que ce n’est pas près de s’arrêter. Tous les jours, on va à la guerre (rire) mais ça fait partie du processus.

Au début, c’était pour trouver des mamas. Je voulais qu’elles puissent cuisiner chez elle, mais au niveau de l’hygiène ce n’était pas possible, du coup, je me suis dirigé vers les associations et les petites entreprises où les mamas font tous les jours des bons petits plats. Au final, j’apporte de l’aide aux associations et de la visibilité aux mamas.

Une nouvelle problématique serait de varier les plats et les cultures afin d’avoir une cuisine internationale, je travaille par exemple en ce moment avec une mama Coréenne.

7.Avez-vous été inspiré par d’autres entreprises ou entrepreneurs ? Qu’est-ce qui vous a poussé à devenir entrepreneur ?

Ça a commencé en regardant des vidéos d’Oussama Ammar, cofondateur de The Family, je me suis demandé ce que je voulais faire de ma vie. Je voulais être indépendant et créer quelque chose. L’ entrepreneuriat m’a toujours fasciné, il y a cette capacité de créer à partir de rien, à partir du cerveau et d’une idée que je trouve vraiment incroyable.

8.Quel est le meilleur conseil que l’on vous ait donné ?

Le meilleur conseil que l’on m’ait donné est de se lancer, c’est-à-dire d’exécuter. Au bout d’un moment, il faut arrêter de réfléchir et aller tester son produit sur le marché. Il y a beaucoup de personnes qui vont parler pendant des heures et ne rien faire derrière et c’est là la différence entre un entrepreneur qui échoue et celui qui réussit, ce n’est pas tant l’idée, mais l’exécution.

9.Souhaitez-vous recruter dans les prochains mois ?

Des stagiaires oui sûrement, après des postes CDI peut-être pas tout de suite parce que financièrement, c’est compliqué, mais j’espère dans le futur pouvoir engager des postes à plus long terme.

10.Quels sont vos prochains challenges ?

Je dirais vendre une vingtaine de plats par jour à Station F, à la manière de mes concurrents. Ce serait une offre différente, mais sur les mêmes créneaux horaires du midi.

On veut vendre du mijoté (c’est-à-dire avec 4 heures de préparation) mais au travail. Chez Mama Yummy, on ne recherche pas le travail de détail, mais la qualité gustative.

 

 

Fondateur de Mama Yummy : Ferhat

11. Où vous voyez vous Mamma Yummy dans 1 ou 2 ans ?

Je vois Mama Yummy un peu partout (rire), à paris, bien installé, à Station F. Je la vois aussi auprès des grandes universités, à la cité U ou encore à la cité internationale parce que c’est là que le projet a commencé.

Forcément dans des endroits où il n’y a pas un grand service de restauration pour que l’on puisse offrir un service de qualité.

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